L'automutilation, le plaisir de se faire soufrir

L’automutilation consiste à se faire du mal soi-même. Il semblerait que 17% de la population se soit déjà adonnée à cette pratique, majoritairement les femmes. Et plus précisément, cela touche souvent les jeunes de 12 à 13 ans. On peut préciser également que l’on classe les automutilations en 3 catégories.

La première, les automutilations majeures (exemple, ablation des membres ou organes sexuels). La deuxième est les stéréotypiques (souvent liées à des troubles neurologiques où on se cogne la tête ou se comprime les yeux). La troisième est la plus fréquente, les automutilations superficielles modérées. Elle est elle-même divisée en deux sous-catégories. Les automutilations compulsives où l’on met les morsures, écorchures, arrachage de peau ou cheveux, … Et les automutilations impulsives comme les lacérations, coupures, brûlures, … On les retrouve souvent sur les poignets, avant-bras, cuisses, lévres, … Et ce n’est pas fait pour être agréable.

Cela traduit bien sûr un mal-être profond qui doit être considéré et pris en charge. Une thérapie physique sera la première étape vers la guérison. Une évaluation psychiatrique sera nécessaire ainsi qu’un travail avec un spécialiste lors d’un suivi psychologique ou d’une thérapie. Il faudra aussi évaluer l’entourage familial et social de la personne pour un soutien adapté.