La ludomanie, quand le jeu devient addiction

Aussi appelée jeu pathologique, la ludomanie concerne les accros aux jeux, quels qu’ils soient. Que ce soit un simple pari, un défi ou un jeu de hasard, peu importe. Et l’envie est tellement forte qu’il est difficile, voire impossible de s’en empêcher. En France, on recense en moyenne 600 000 personnes touchées par cette dépendance infernale. Cette pathologie touche environ 1 à 2% de la population, voire 5% dans certains pays. On pensera alors à Las Vegas, mère de tous les vices… Mais d’où vient cette addiction ?

Il semblerait que la ludomanie tirerait ses origines d’un besoin fort de reconnaissance, d’une envie puissance de succès, ou encore de fuir une angoisse créée suite à de problèmes graves. En effet, le plaisir peut compenser ou masquer bien des problèmes. Voire aider à les surmonter. Parfois, cela peut aussi compenser une dépression. En effet, les jeux demandent une pleine concentration et du coup permettent d’échapper au quotidien et à la réalité.

Le problème avec les personnes atteintes de ludomanie, c’est le jeu prend toute la place, au détriment de leur famille et même parfois, d’eux-mêmes. Un des symptômes qui ne trompe pas serait par exemple que lorsqu’ils peuvent s’adonner à leur obsession, ils vont jouer jusqu’à ressentir cette fameuse excitation. Dans le cas contraire, ils ont tendance à devenir irritables et agités. Perdre augmente aussi leur addiction puisqu’ils vont tenter de jouer jusqu’à gagner, quitte à mentir à leur entourage. Et à détourner des fonds si besoin.

Il est possible de se faire traiter. Une thérapie seule suivie d’une thérapie en groupe sera la solution. Il s’agit de faire comprendre aux joueurs que le jeu ne repose que sur le hasard. Pour l’aider, le thérapeute lui propose de tenir un carnet de compte afin qu’il puisse y noter toutes les dépenses qu’il a faites.