La nécrophilie

La nécrophilie est une pratique sexuelle où la personne est attirée par des cadavres. Ce phénomène très rare (soulignons le) est surtout pratiqué par des hommes. Pour s’adonner à leur passion, ils vont exercer des métiers proche de la mort comme médecins légistes, croque-morts, … Ou certains plus extrémistes vont jusque’à déterrer les cadavres. En effet, cette déviance sexuelle n’entraine pas forcément un meurtre. De plus, il existe 10 typologies différentes de nécrophilie. Du simple fantasme jusqu’au meurtre pour abuser du corps ou l’impossibilité de coucher avec un vivant, rendant le besoin de coucher avec un mort absolu.

Concernant les symptômes, il y en a certains que l’on retrouve à chaque fois, de façons répétées et intenses sur une période de moins de 6 mois. On peut parler d’obsession. La personne pense toujours aux cadavres toute la journée et a envie de les toucher, d’avoir des relations sexuelles avec eux. Elle est aussi fascinée par la maladie, la mort et les mauvaises odeurs. Elle a aussi une vraie incapacité à entrer en contact avec les vivants.

Une étude menée sur plus de 120 nécrophiles démontrent que 68% d’entre eux ont la motivation principale d’avoir un partenaire qui ne résiste pas et ne risque pas de les rejeter. 21% d’entre eux souhaitent passer un moment romantique avec leur partenaire mort. 15% avouent être attirés sexuellement par les cadavres pour trouver du réconfort et faire face à l’isolement. Enfin, 12% souhaitent pouvoir exprimer leur pouvoir sur une personne décédée.

Si on ne peut expliquer les raisons de la nécrophilie, il semblerait cependant que les individus sujets à cette paraphilie souffriraient d’un grand manque d’estime d’eux-mêmes, du à une perte très difficile dans le passé. Et comme ils craignent constamment le rejet, ils recherchent une personne qui ne les rejettera pas. Une autre hypothèse avancée, la peur de la mort. Et la nécrophilie serait une façon de lutter contre cela. Mais ce ne sont que des hypothèses. Il est possible aussi que différentes formes d’abus ou de violence poussent à cela. Si le nécrophile ne recherche pas le traitement, sauf si ce dernier est incontournable. Il est similaire à celui des autres paraphilies : la thérapie comportementale.