La tanorexie, quand le soleil devient une drogue

Avoir bonne mine, prendre le soleil, … Comme toujours, en abuser n’est pas bon pour vous ! Surtout si devenir bronzé-e devient une obsession. C’est le cas de la tanorexie. Ces accros aux UV ne peuvent s’empêcher de s’exposer aux rayons ardents de notre astre solaire, en dépit du bien-être de leur peau. Ce trouble comportemental n’est pas un mythe, il est bien réel.

La tanorexie touche aussi davantage les femmes, obsédées par l’envie d’avoir l’air en forme. Sur 6 personnes concernées, 5 sont des femmes de 25 à 40 ans. Elles apprécient la chaleur sur leur peau, et dès cette sensation, leur obsession prend le dessus. Physiquement, elles ont souvent un aspect filiforme, et ont une tendance perfectionniste. Même si cette perfection est une vision personnelle pas toujours partagée par leur entourage… On retrouve aussi une forme de filiation car les personnes tanorexiques ont souvent eu une mère atteinte de la même addiction.

Le déclencheur est vraiment une envie irrépressible de soleil et de sa chaleur ardente. À tel point que si ce dernier tarde à montrer le bout de son nez, la personne accro ira dans une cabine à UV pour satisfaire leur besoin. Cela conditionne aussi leur choix et lieu de vie, ainsi que les destinations de vacances. Pas toujours évident pour l’entourage.

Heureusement, cette dépendance peut être traitée, même si cela peut s’avérer difficile. Le traitement pourra commencer seulement suite à une vraie prise de conscience de la part du sujet. ’objectif est juste de l’encourager à limiter ses envies de bronzage. En général, on n’observe les changements qu’après 8 à 12 mois.